Ce qu'il y a de cool dans les mariages d'aujourd'hui, c'est qu'ils sont devenus plus fun, justement. Des mariages colorés. Surprenants. Parfois totalement affranchis des codes habituels du mariage, mais en parfait accord avec les mariés et sur ce qu'ils sont.
Pourtant, certaines d'entre vous m'écrivent pour me faire part de leurs difficultés à concilier leurs envies et celles de leurs familles.
Si les mariés d'aujourd'hui ont une vision libérée du mariage, les blogs aidants, notre entourage n'y est visiblement pas encore tout à fait prêt, lui.
D'une, parce qu'ils ont en tête les mariages de leur génération avec leur lot de traditions et de conventions, et de deux, parce qu'ils ne passent pas leur journée sur les wedblogs comme nous (si si, mes stats révèlent des pics de visites en arrivant au boulot à 9 heures, à la pause café de 10 heures, avant le déjeuner, après le déjeuner, vers 16 heures : vous arrive-t-il de bosser des fois ??).
J'ai même envie de dire que la wedosphère, nos proches, ils s'en carrent comme de l'an 40 (teeeellement rétro, les années 40).
D'où un billet d'humeur aujourd'hui, pour soutenir les Brides en détresse qui cherchent à concilier leurs envies et celles de leur entourage. Petit clin d’œil à Tiny qui croule sous les "
il faut" (bulles à la sortie d'église, robe blanche, inviter Tante Gisèle qui pique quand on l'embrasse et qui sent l'eau de Cologne moisie), alors que Tiny, elle a "ses envies" (pétales de rose, robe colorée, mariage intimiste).
Alors comment faire accepter à Maman que sa robe de mariée ne sera pas d'une blancheur immaculée ?
Comment ne pas se faire déshériter par Mamie en annonçant qu'il n'y aura pas de mariage à l'église ?
Comment ne pas faire avaler son dentier à Tonton Georges avec une pièce-montée de cupcakes ? (sa pièce-montée de choux, d'façon, il s'y casserait les dents)
Voici quelques pistes pour bâtir un argumentaire de choc et faire passer la pilule à l'entourage, avec plus ou moins de douceur.
Solutionis pasdecouillus
on fait l'autruche : on élude les questions, ou on fait comme si on n'avait pas
entendu une suggestion. On prend un air enjoué et on dit qu'on réserve
pleiiin de surprises, donc chut, ma tenue, c'est secret. Le jour J, votre mère sera tellement pompette guillerette qu'elle ne remarquera même
pas les santiags sous votre robe non-meringuée.
Solutionis ignobilis
On ment. Éhontément :
"les chaussures de mariée en satin ivoire en 38 n'étaient disponibles qu'en vert pomme."
"La
salle n'a qu'une capacité de 80 personnes, et Tante Gisèle a besoin de 2
chaises pour s'asseoir, on n'a plus de place pour elle".
Solutionis brutalis
On est ferme : ma diplomatie étant légendaire (hum...), ma solution c'est de couper court à toute discussion en expliquant que c'est votre mariage et que c'est vous qui décidez, na.
Un peu brut de pomme d'amour, comme solution, dont les angles méritent d'être arrondis en "nous aimerions blablabla", "nous préférons bliblibli".
Solutionis perseverus
On argumente : Ne pas hésiter à s'appuyer sur des clichés de photographes pour amener tout doucement l'entourage vers les idées nouvelles : si on n'est pas très "escarpin en satin blanc", on commence par montrer de jolis exemples de mariées en chaussures discrètement colorées en rose poudré. Puis on passe progressivement au rose bonbon. Quelques jours plus tard, on ose l'escarpin saumon. Et hop ni vu ni connu, après quelques semaines le peep-toes framboise ne choquera même plus Mamie.
Une argumentation tout en douceur, tout va bien aller, oui, là, là.
Solutionis cogitus
On réfléchit : des bulles à la sortie de l'église, c'est peut-être pas si mal en fait ? Le riz c'est interdit, les pétales c'est fiant à nettoyer et très glissant (une Mamie en béquilles peut très bien vous déshériter...), et puis ça fait joli aussi sur les photos, non ?
Des points de vue différents peuvent mener à de belles idées, ne vous braquez pas !
Solutionis democraticus
On fait des compromis, et c'est bien là la meilleure des solutions si l'entourage est insistant.
- On veut se marier en robe rouge, pourquoi ne pas la porter qu'au civil ? Si on y tient vraiment, on rajoute de la couleur par touches : un ruban large autour de la taille, des chaussures colorées, un accessoire ?
- On invite Tante Gisèle oui, mais uniquement au cocktail alors (solutionis capitulus).
- On s'appuie sur l'argument financier : "on n'a pas assez de budget pour inviter tout le monde". Mais attendez-vous à vous prendre en pleine face un "t'inquiètes, on la paye la part de Tante Gisèle !" Sur celle-là, j'avoue, je cherche encore le contre-argument. Quoi qu'en y réfléchissant bien... Tante Gisèle étant pétée de tunes, ça peut aider pour le voyage de noces, nan ? (solutionis vénalinis)
Ces arguments se doivent bien évidemment d'être nuancés pour les petits veinards (...) dont les parents participent financièrement à l'événement. Il est évident que si la famille met la main à la poche pour aider à payer le mariage de tes rêves, la moindre des choses est de discuter ensemble des souhaits des uns et des autres.
J'aimerais aussi profiter de ce billet pour rappeler aux futurs mariés que quelques soient leur choix, il y en aura toujours un pour trouver quelque chose à redire. Et si ce dernier a un minimum de classe, au moins le fera-t-il dans votre dos.
Je ne parle pas de l'amour qui se dégagera le jour J (et c'est bien là l'essentiel, le reste c'est bonus), mais bien de détails comme le repas, le DJ, la déco, le plan de table, ou encore ces pompons saumon qui auraient bien mérité d'être corail (voyez, vous n'êtes pas la seule bridezilla !).
Cette journée vous appartient, vous en faites ce que vous voulez et le principal est qu'elle vous plaise à vous. Mariez-vous comme vous êtes !