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lundi 25 juin 2012

{DIY avant/après} Relooking d'un meuble de couturière

La wedosphère.
Elle ouvre indéniablement un espace mêlant bon goût, créativité, liberté.
Une fois le mariage passé, on ouvre un blog pour continuer à parler wedding et rester dans ce doux univers. 
On écume ceux de ses consœurs (y'a-t-il un Mâle wed'blogueur dans la salle ?), et de baker's twine en aiguille, on découvre d'autres univers, d'autres talents.

Les blogs mariage, oui, mais pas que.
Il y a aussi la blogosphère qui parle mode, beauté, maternité. Et aussi déco, que je fréquente assidûment depuis que je me suis prise de passion pour les brocantes.

Pendant une de mes dernières virées à Emmaüs (oui les Zurichoises, j'ai découvert l'existence d'un Emmaüs en Suisse-allemande, par ailleurs beaucoup moins cher que d'autres "Brocki" en ville), je suis tombée en pâmoison devant un meuble de couturière des années 50. Folie vintage, quand tu nous tiens. 

Si mes talents de couturière se résument à la confection de centaines (oui des centaines) de fanions et d'une dizaine de chemins de table pour notre D-Day, j'ai néanmoins pensé que ce petit meuble pourrait accueillir quelques photos de notre mariage, ou servir de coin bureau. Ou encore de support pour une Sweet Table.

Après des heures à poncer (oui des heures), j'ai finalement opté pour un bleu polaire plutôt que de laisser le bois au naturel, et mettre ainsi un peu de couleur dans l'appartement :


 

AVANT

PENDANT (le ponçage, c'est fiant)


Tadaaam !



Les étapes :
- nettoyer le meuble à l'aspirateur, puis avec un chiffon humide
- poncer, poncer, poncer... (papier abrasif 3M Sandblaster gros grain)
- démonter l'animal (l'aide du Mâri est la bienvenue)
- poncer TOUTES les pièces en bois, coins et recoins compris
- nettoyer à l'aspirateur, puis au Saint-Marc ; bien laisser sécher
- passer 2 couches de peinture pendant les siestes (bien trop courtes) de Multi-dents, mon fils (peinture acrylique satinée, à défaut d'avoir trouvé du mat)
- remonter l'animal (n'espérez pas y arriver sans l'aide du Mâri)
- bomber le torse, admirer son tout premier chef d’œuvre.

What's next ?
Un buffet-vaisselier... d'ici la fin de l'été !

mardi 22 mai 2012

{du côté des invités} les animations de mariage #2

Hier je partageais avec vous les quelques réflexions à avoir avant de lancer toute initiative d'animation de mariage, que vous soyiez un ami, un membre de la famille ou un invité soucieux de faire plaisir aux mariés.

Une fois ces étapes passées, vous passez à l'organisation et la coordination collégiale des animations.
Tirée de ma propre expérience de mariée, de témoin ou d'invitée, voici la classification des types de personnes auxquelles vous aurez affaire. Cette typologie d'invité est sensiblement la même que pour l'organisation d'un bizutage enterrement de vie de jeune fille.




Énergumène 1 : le motivé (homo raritus)
Participe volontiers, donne son avis, propose des idées, est constructif.
Est actif. Jusqu’au bout.

Comment réagir ? on chérit l'homo raritus, on le bénit (free hug)


Énergumène 2 : le faux-motivé (homo faux-cus)
Est super motivé (au début). Trouve vos idées top moumoute mais se transforme en Énergumène 3 les semaines précédant l'événement.



Comment réagir ? cf. Énergumène 3


Énergumène 3 : l'homme invisible (homo rienafairus)
Après 5 relances par mail, 12 SMS, 3 messages sur son répondeur, des signaux de fumée et un pigeon voyageur, il ne daigne toujours pas vous répondre.
 

Comment réagir ? "jamais homo rienafairus ne se transformera en homo raritus, même en lui bougeant le cus"



Énergumène 4 : le relou (homo emmerdus)
Se réveille quelques jours avant l'événement pour proposer des idées ou changer les plans ("ah non mais ça, j'le verrais trop comme ça en fait")
Ou verrait très bien "des danseuses de samba pour l'entrée du gâteau, trop délire, tu vois" (homo erectus)

Comment réagir ? on l'écoute et on prend ce qui est réalisable. En gardant son calme.


Énergumène 5 : le control-freak (homo dictatoris)
Veut prendre seul le lead sur toutes les activités. Ne partage pas, ne délègue pas, dénigre vos idées. Ne vous demande votre avis que pour la forme.

Comment réagir ? On prend du Lexomil et on trouve d'autres invités sympa avec qui préparer des animations.


Énergumène 6 : Herr Kontrolleur (homo rebellus)
Vous interdit carrément de proposer quelque idée que ce soit et vous demande de vous mêler de vos affaires, ce genre d'initiative n'a rien à faire dans un mariage. (ne sait-on jamais, il pourrait vous prendre l'envie de faire sortir un Chippendale d'un énorme wedding cake)

Comment réagir ? on rachète 2 boites de Lexomil et on complète par de l'Euphytose. Et on laisse glisser.


Lorsque des prises de bec apparaissent, mon principe c'est de fuir ce genre de contentieux jusqu'au mariage, quitte à casser la gueule régler ses comptes après. Les mariés sont déjà suffisamment stressés par l'organisation de leur mariage, pas la peine d'en rajouter. Et on garde en tête l'objectif de votre initiative : faire plaisir aux mariés.

Je profite de ce billet-défouloir pour remercier mes homo raritus (quelques exemples ci-dessous pour vous aider à visualiser) ainsi que tout ceux qui ont participé avec joie aux animations et qui ont rendu notre journée des plus belles !


 
Un homo raritus
Un couple d'homo raritus (glandus)


Mesdemoiselles Bride-to-be, je vous laisse partager ce billet avec vos témoins, amis, familles, et faites leur confiance, vous pourriez être agréablement surpris !

lundi 21 mai 2012

{du côté des invités} les animations de mariage #1


Les joies des préparatifs.
Tata Next Door en parlait ici avec des mots très justes. Parfois les proches sur qui on comptait le plus se montrent les moins intéressés par l'événement. Heureusement, ce sont aussi souvent les personnes dont on n'attendait rien de particulier qui se montrent les plus volontaires.
Ces personnes prennent des nouvelles, vous soutiennent, proposent leur aide, préparent avec vous une soixantaine de pompons en feignant d'être ravis de le faire.
Le jour J, ces personnes vont vous chercher vos Converse parce que vous morflez grave sur vos talons de 9,5 cm, illuminent le lieu de la cérémonie avec des bougies, vous apportent le petit verre de rosé sur lequel vous lorgnez depuis le début du cocktail sans jamais pouvoir l'atteindre.
Ces personnes vous envoient une petite carte tous les mois de l'année suivant le mariage pour vous rappeler ces doux moments de partage.

Vous êtes une de ces personnes. Vous êtes témoin, amie, membre de la famille ou simple connaissance de futurs mariés. Pleine d'entrain et de bonne volonté, vous souhaitez faire plaisir aux mariés et contribuer aux moments inoubliables de leur D-Day. Les faire pleurer de rire, de joie, d'émotion. Tout naturellement, vous vous proposez pour réaliser quelques animations. C'est bien, vous méritez déjà un bon point (au bout de dix bon points, je vous invite à manger des cupcakes à la maison).

Comment s'y prendre concrètement ?

Quelques règles d'or avant toute initiative :

  • Se renseigner auprès des mariés s'ils ont prévu un animateur pour rythmer et coordonner la soirée, que ce soit un professionnel -bien souvent le DJ- ou une personne de confiance -témoin, pote- en qualité de maître de cérémonie.
L'animateur est le premier allié des mariés : ces derniers lui confient comment ils envisagent le déroulement de la soirée et surtout ce qu'ils ne veulent absolument pas (jeu de la jarretière, chansons paillardes, du Patrick Sébastien...)
Assurez-vous donc auprès de l'animateur que vous ne commettrez pas d'impair en mettant en application les cours de burlesque que vous suivez depuis septembre (réponse : vraisemblablement oui).
En l'absence d'animateur, on demande leur avis aux mariés, sans trop rentrer dans le détail pour laisser un peu d'effet de surprise.


  • S'adapter aux mariés, et à leur auditoire.
Les mariés sont de gais lurons et vous laissent quartier libre, leur entourage est décontracté : donnez-vous en à cœur joie, amusez-vous.
Les mariés sont réservés et leur entourage coincé chic-chic : on la joue animation soft, on évite donc de montrer la photo de l'EVJF où la mariée essaie de vendre des bananes fardée comme une prostituée hongroise. Au passage, si vous avez organisé ce genre d'EVJF à une mariée prude, vous vous êtes méchamment planté l'auriculaire gauche dans l’œil.

  • S'y prendre à l'avance : le temps de récupérer toutes les adresses mail (adresses erronées, vacances, ...), de préparer et coordonner les activités, 2 à 3 mois avant l'événement ne sont franchement pas de trop.
 
  • Éviter la vulgarité : remettre à la mariée des légumes formant un appareil génital masculin digne d'une star du X n'est pas un symbole du meilleur goût (true story). De même, on évite les allusions salaces intimes, on fait preuve de doigté, hein. 

  • On ne se la joue pas perso, on contacte les autres témoins et proches, ne serait-ce que pour vérifier que votre animation ne fait pas doublon. Mieux, on les invite à participer à votre idée (un flashmob tout seul, ça craint).

  • On ébauche un timing, sans pour autant tout orchestrer au millimètre près. Pour ne rien oublier le Jour J, par exemple (surtout quand on a un coup dans le pif). Ou pour éviter de concentrer toutes les animations au même moment de la soirée.

    • On communique : tout comme pour la gestion du dossier Duschmol dont vous êtes le chef de projet au boulot, on tient les autres protagonistes régulièrement au courant des avancées.

    Et vous ? avez-vous des conseils d'organisation à donner ?
    Jeunes mariées, qu'est ce qui vous a plu dans les animations qui vous ont été réservées, qu'avez-vous moins apprécié ?

    Futures mariées, vous pouvez partager ce billet tout à fait innocemment avec vos proches...


    On se retrouve demain avec quelques conseils pour gérer à plusieurs l'organisation d'animations de mariage (billet niark niark).

      vendredi 4 mai 2012

      {wed'politique} ce qui fait débat dans les mariages d'aujourd'hui

      Aujourd'hui on termine la semaine sur une note de douceur et de volupté avec le sujet que personne n'a encore osé aborder sur la wedosphère : les dragées.

      Deux protagonistes, à la vision diamétralement opposée sur le mariage et soon-to-be brides, vont animer ce débat. L'une, la fiancée Kate, ne jure que par les dragées. L'autre, la bride-to-be Martha, préfère aux douceurs enrobées de sucre des petits pots de confiture papaye-litchi personnalisés avec une petite étiquette américaine, du baker's twine et du tissu vichy (Mesdemoiselles, le vichy en 2012, c'est avant-garde).

      Kate et Martha s'affrontent aujourd'hui sur le wed'ring. Un débat très attendu par les spectateurs, suivi de très près par plus de 17 millions de futurs mariés (mes stats sont formelles). Pourtant, il se dit que l'issue de ce débat ne changerait ni l'opinion ni le choix des spectateurs pour leur mariage. 

      La dragée survivra t-elle la nouvelle vague de weddings ?
      La dragée est-elle has-been ?

      Cinq, quatre, trois, deux, uuuuun...

      *GONG*

      Le match débute fort avec un uppercut de la main droite de Kate que Martha esquive de justesse, Martha réplique par un croche-pied faisant s'effondrer Kate mais qui se relève aussitôt d'un relevé-jeté acrobatique, trèèèèès impressionnant au vu de la quantité de tulle de sa robe meringuée, Martha semble surprise par la hargne de son adversaire et tente d'arrrrrracher le chignon bas de Kate - une merveille, ce chignon -, Kate assène un coup de bouquet sur la tronche de Martha, Martha bouffe de la rose ronsard, Kate continue dans sa lancée et essaye d'étouffer Martha avec sa voilette que oh la la c'est énoooorme Martha déchire d'un coup de dents, Martha saisit une de ses peep-toes framboise et la jette à la figure de notre accro aux dragées, qui tente à son tour un plaquage auquel Martha échappe de justesse et qui se jette sur Kate en criant "fanioooooon !!!", et nous nous retrouvons après une courte page de publicité.


      *PUB*
      *PUB*
      *PUB*
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      *PUB*
      *PUB*
      (c'est long, hein, on est bien sur TF1)


      Nous revoilà après une courte, bien trop courte, page de publicité : ça se castagne sec entre nos deux bridezillas, vas-y que je t'arrache ton headband, attends voir que je te fasse bouffer ton plumetis, et là oh lalalala le combat prend un tournure inattendue, les bridezillas sont d'une agressivité verbale inouïe, j'entends un "ton candy bar il est trop pourri", oh mon dieu "les mariages de 4 mariages pour une lune de miel sont plus élégants que le tien" je dois avouer qu'elle n'est pas très fair-play celle-là, la wed'arbitre attribue un carton ivoire bien mérité, c'pas très joli mademoiselle Kate, mais Martha, les yeux injectés de sang et bouillonnante de colère, rétorque un oh my God "t'as même pas de photobooth", attaque à laquelle Kate réplique en pointant son alliance Tiffany's* sur Martha qui, éblouie par les diamants, ne verra pas Kate retrousser sa robe de dentelle et se jeter violemment sur elle, mais Martha a plus d'un tour dans son purse et balance de la lavande à grosse poignées dans les yeux de Kate et c'est un véritable massacre, le maquillage nude de Kate n'est pas waterproof ...


      Alors, pour ou contre les dragées ?
      ...
      on s'en fout, non ?

      {real wedding} Mortel, ce cliché.


      *article non sponsorisé.

      jeudi 3 mai 2012

      {humeur} Ce que veulent les mariés

      Ce qu'il y a de cool dans les mariages d'aujourd'hui, c'est qu'ils sont devenus plus fun, justement. Des mariages colorés. Surprenants. Parfois totalement affranchis des codes habituels du mariage, mais en parfait accord avec les mariés et sur ce qu'ils sont.

      Une vision du mariage libérée et inspirée, à laquelle j'adhère totalement et que je revendique sur mon blog, savamment dissimulée sous la futilité d'idées insolites en matière de décoration ou d'un tutoriel fastoche pour réaliser tes fanions


      via


      Pourtant, certaines d'entre vous m'écrivent pour me faire part de leurs difficultés à concilier leurs envies et celles de leurs familles.
      Si les mariés d'aujourd'hui ont une vision libérée du mariage, les blogs aidants, notre entourage n'y est visiblement pas encore tout à fait prêt, lui.
      D'une, parce qu'ils ont en tête les mariages de leur génération avec leur lot de traditions et de conventions, et de deux, parce qu'ils ne passent pas leur journée sur les wedblogs comme nous (si si, mes stats révèlent des pics de visites en arrivant au boulot à 9 heures, à la pause café de 10 heures, avant le déjeuner, après le déjeuner, vers 16 heures : vous arrive-t-il de bosser des fois ??).
      J'ai même envie de dire que la wedosphère, nos proches, ils s'en carrent comme de l'an 40 (teeeellement rétro, les années 40).

      D'où un billet d'humeur aujourd'hui, pour soutenir les Brides en détresse qui cherchent à concilier leurs envies et celles de leur entourage. Petit clin d’œil à Tiny qui croule sous les "il faut" (bulles à la sortie d'église, robe blanche, inviter Tante Gisèle qui pique quand on l'embrasse et qui sent l'eau de Cologne moisie), alors que Tiny, elle a "ses envies" (pétales de rose, robe colorée, mariage intimiste).

      Alors comment faire accepter à Maman que sa robe de mariée ne sera pas d'une blancheur immaculée ?
      Comment ne pas se faire déshériter par Mamie en annonçant qu'il n'y aura pas de mariage à l'église ?
      Comment ne pas faire avaler son dentier à Tonton Georges avec une pièce-montée de cupcakes ? (sa pièce-montée de choux, d'façon, il s'y casserait les dents)

      Voici quelques pistes pour bâtir un argumentaire de choc et faire passer la pilule à l'entourage, avec plus ou moins de douceur.

      Solutionis pasdecouillus
      on fait l'autruche : on élude les questions, ou on fait comme si on n'avait pas entendu une suggestion. On prend un air enjoué et on dit qu'on réserve pleiiin de surprises, donc chut, ma tenue, c'est secret. Le jour J, votre mère sera tellement pompette guillerette qu'elle ne remarquera même pas les santiags sous votre robe non-meringuée.

      santiags ou bottes, c'est comme tu veux...
       
      Solutionis ignobilis
      On ment. Éhontément :
      "les chaussures de mariée en satin ivoire en 38 n'étaient disponibles qu'en vert pomme."
      "La salle n'a qu'une capacité de 80 personnes, et Tante Gisèle a besoin de 2 chaises pour s'asseoir, on n'a plus de place pour elle".

      Solutionis brutalis
      On est ferme : ma diplomatie étant légendaire (hum...), ma solution c'est de couper court à toute discussion en expliquant que c'est votre mariage et que c'est vous qui décidez, na.
      Un peu brut de pomme d'amour, comme solution, dont les angles méritent d'être arrondis en "nous aimerions blablabla", "nous préférons bliblibli".

      Solutionis perseverus
      On argumente : Ne pas hésiter à s'appuyer sur des clichés de photographes pour amener tout doucement l'entourage vers les idées nouvelles : si on n'est pas très "escarpin en satin blanc", on commence par montrer de jolis exemples de mariées en chaussures discrètement colorées en rose poudré. Puis on passe progressivement au rose bonbon. Quelques jours plus tard, on ose l'escarpin saumon. Et hop ni vu ni connu, après quelques semaines le peep-toes framboise ne choquera même plus Mamie.
      Une argumentation tout en douceur, tout va bien aller, oui, là, là.

      Solutionis cogitus
      On réfléchit : des bulles à la sortie de l'église, c'est peut-être pas si mal en fait ? Le riz c'est interdit, les pétales c'est fiant à nettoyer et très glissant (une Mamie en béquilles peut très bien vous déshériter...), et puis ça fait joli aussi sur les photos, non ?
      Des points de vue différents peuvent mener à de belles idées, ne vous braquez pas !

      C'est-il pas cool les bulles Tiny ?


      Solutionis democraticus
      On fait des compromis, et c'est bien là la meilleure des solutions si l'entourage est insistant.
      • On veut se marier en robe rouge, pourquoi ne pas la porter qu'au civil ? Si on y tient vraiment, on rajoute de la couleur par touches : un ruban large autour de la taille, des chaussures colorées, un accessoire ?
      • On invite Tante Gisèle oui, mais uniquement au cocktail alors (solutionis capitulus).
      • On s'appuie sur l'argument financier : "on n'a pas assez de budget pour inviter tout le monde". Mais attendez-vous à vous prendre en pleine face un "t'inquiètes, on la paye la part de Tante Gisèle !" Sur celle-là, j'avoue, je cherche encore le contre-argument. Quoi qu'en y réfléchissant bien... Tante Gisèle étant pétée de tunes, ça peut aider pour le voyage de noces, nan ?  (solutionis vénalinis)


      Ces arguments se doivent bien évidemment d'être nuancés pour les petits veinards (...) dont les parents participent financièrement à l'événement. Il est évident que si la famille met la main à la poche pour aider à payer le mariage de tes rêves, la moindre des choses est de discuter ensemble des souhaits des uns et des autres.

      J'aimerais aussi profiter de ce billet pour rappeler aux futurs mariés que quelques soient leur choix, il y en aura toujours un pour trouver quelque chose à redire. Et si ce dernier a un minimum de classe, au moins le fera-t-il dans votre dos.
      Je ne parle pas de l'amour qui se dégagera le jour J (et c'est bien là l'essentiel, le reste c'est bonus), mais bien de détails comme le repas, le DJ, la déco, le plan de table, ou encore ces pompons saumon qui auraient bien mérité d'être corail (voyez, vous n'êtes pas la seule bridezilla !).
      Cette journée vous appartient, vous en faites ce que vous voulez et le principal est qu'elle vous plaise à vous. Mariez-vous comme vous êtes !

      Retrouvez-moi sur le blog de Lily Liste pour une interview (wesh, je fais ma star) !

      mardi 24 avril 2012

      {made in Switzerland} le talent d'Aurélie Felli, photographe de mariage

      Nouvelle découverte aujourd'hui sur le blog, relayée par Alexia, une jeune mariée 2011 dont tu peux retrouver ici le tutoriel fastoche pour fabriquer une guirlande de cœurs en papier, et les photos de son mariage de ouf , une mine d'idées pour ta déco de mariage.

      C'est le travail d'Aurélie Felli de Création Photo dont je souhaite présenter aujourd'hui un aperçu. Une photographe qui a tout compris aux attentes des mariés d'aujourd'hui, qui souhaitent des photos capturées sur le vif, légèrement décalées et douces à la fois.

      Des photos posées (pour faire plaisir à Mamie) qui n'en ont pas l'air aux photos hors du commun, Aurélie a l’œil pour immortaliser un moment fort, mettre les mariés en scène dans un endroit cocasse, ou les deux à la fois.



      Qui es-tu Aurélie ?

      Je m’appelle Aurélie Felli, j’ai 31 ans et je suis maman de 3 enfants. J’habite dans les environs de Vevey. J’ai grandit en campagne genevoise et j’ai fait des études de psycho à l’uni de Genève.
      Après avoir fini mes études je suis partie en voyage quelques mois en Océanie. J’ai ensuite travaillé avec des enfants autistes et suite à ce travail, en attendant ma première fille, j’avais du temps pour moi et la photo m’a rattrapée.



      Comment t'es tu lancée dans la photographie de mariage ?

      La photo m’a toujours accompagnée dans la vie de tous les jours et cela depuis que je suis enfant. Mon grand-père m’a offert mon premier appareil photo lorsque j’avais 6 ans. J’ai toujours fait de la photo à côté de mes études. D’abord avec un labo argentique dans ma cave, puis je suis passée au numérique quand ils ont sorti les premiers boîtiers.

      Puis on m’a demandé d’immortaliser un mariage et un autre et d’un coup la photo a pris une place différente dans ma vie. J’ai beaucoup lu, exercé et appris par moi-même et maintenant depuis 3 ans elle est devenue d’elle-même mon métier.

      La photo de mariage me plaît car j’adore le contact avec les gens, la magie des mariages, se retrouver plongé dans une tranche de vie intime des gens et qu’ils vous acceptent pour cette journée spéciale. Vous êtes le témoin le plus proche de toutes leurs émotions tout en restant discret et à l’écart le plus possible. Certaines personnes que j’ai prises en photo sont devenues des amis. J’aime ce côté humain.





      Quelles sont tes sources d'inspiration ?

      Fer Juaristi est incroyable, The blog is found et Amelia Lyon que j’adore, Barb Uil, Bobbi and Mike et encore bien d’autres sont des sources d’inspiration.

      Je m’inspire également de paysages que je croise, de lieux qui me touchent, de gens que j’ai envie de mettre en scène, d’une lumière incroyable, de détails qui m’attirent l’œil.

      L’inspiration vient également pendant que l’on fait des photos. Même si l’on se prépare, il y a toujours une bonne partie d’improvisation guidée par l’inspiration du moment. Il y a toujours des choses imprévues qui viennent changer nos idées de départs et c’est ça qui est génial.



      Quelle est ta touche personnelle?


      J’essaie de sortir d’une photo classique, simple et ennuyeuse. J’aime les photos prises sur le vif, dans le style reportage mais j’aime aussi prendre le temps de faire poser les gens tout en les laissant libre de bouger. Je dirais que j’ai un style un peu décalé, « frais et gai »… enfin je crois :-) !





      Quelles photos aimes-tu faire ?

      J’aime définitivement prendre les gens, les enfants, les familles ou les couples, et j’aime plus que tout être en extérieur. Le studio me plaît bien, mais j’aime rechercher de nouveaux lieux, de nouvelles lumières et jouer avec. J’aime créer un tableau, comme une peinture. Mais à l’inverse de la peinture avec la photo tu prends ce que tu as et tu épures, tu isoles ce qui t’intéresse, tandis que le peintre rempli une toile blanche.





      Qu'attendent les mariés d'aujourd'hui ?


      Ils attendent du photographe qu’il retranscrive au mieux ce qu’ils ont vécu, d’un œil professionnel, toujours présent mais discret. Ils aiment avoir quelqu’un qui sache faire de belles images tout en n’ayant pas besoin de les accaparer pendant 2h pour des photos de couple. Ils aiment le côté décalé et frais qui sort de la photo de mariage cliché.




      Quelle est ta première approche avec les futurs mariés ?

      Avec les mariés nous nous rencontrons toujours une fois avant le mariage afin de voir si le feeling passe. On se retrouve soit dans un café soit sur le lieu du mariage. Chacun donne ses attentes personnelles. Je demande aux mariés de me raconter leur mariage de A à Z afin de pouvoir me le remémorer avant le jour J.

      Pour les séances on discute d’un lieu ou de deux lieux qui plaisent à chacun de nous, je réponds aux questions des futurs sujets aussi bien que possible.
      Je prépare ma séance en dessinant les photos que je souhaite faire durant la séance, en fonction du sujet et du lieu, même si souvent je ne peux pas toutes les faire. Cela donne une trame qui conduit ma séance.
      Ensuite la spontanéité de chacun et l’inspiration du moment fait le reste.


      Merci à Aurélie d'avoir répondu mes questions avec tant d'enthousiasme !

      jeudi 19 avril 2012

      {shopping mariage} Sous le lampion

      Les brides-to-be de Suisse, France et Belgique l'attendaient, Alix l'a fait !

      Alix est la rédactrice des Idées pour un joli mariage, un blog pour mariées ni tarte ni quiche, pionnier dans la wedblogo francophone (depuis 2008, s'il vous plaît !). Un blog que je recommande pour ses belles idées et sa talentueuse plume, et qui a publié le plus chouette des vrais mariages de la wed'galaxie (best-of personnel). Et qu'il ait eu lieu en Suisse n'a rien à voir là-dedans, le mariage de Laure est juste parfait et je suis invariablement objective.

      Revenons à nos lampions : de sa passion de l'univers du mariage depuis 2008, Alix a décidé de lancer sa boutique en ligne de décorations festives rimant en "on" (fanions, lampions, pompons), et propose aussi lanternes, rosaces et boules alvéolées.


      Une solution pour celles qui cherchent à habiller murs et plafonds d'une salle trop grande (ou pas).



      Pour décorer une fête d'anniversaire, pour petits et grands, ou même son chez soi.



      Pour de chouettes photos souvenirs du photobooth.



      Ou pour celles qui ne souhaitent pas passer des heures jours semaines à confectionner leur pompons et fanions elles-mêmes (c'est long. Trèèèès long.).




      Des teintes douces aux couleurs pep's, Alix sélectionne la décoration de fête qui fera mouche, et a créé un blog pour inspirer les futures mariées. Et pompon sur le gâteau, Alix a sa page Facebook où elle relaie ses offres spéciales et promotions (elle pense vraiment à tout, Alix).

      Bref une boutique au plus près des tendances et des mariées, puisqu'elle propose une livraison rapide et évite les frais de ports et taxes élevés commandes  outre-Atlantique. Et je dois dire, des associations de couleurs du meilleur goût, puisqu'elle les a choisies elle-même.

      De quoi ravir les futures mariées de Suisse où on ne trouve pas de telles merveilles, car même avec les droits de douane, avec le taux de change euro/franc, on y est franchement gagnant !





      Les images sont créditées Margherita Crocco.

      Les Américains piquent le concept d'Alix

      dimanche 8 avril 2012

      {en furetant sur le net} shopping mariage, fanions à pois

      Gros craquage en ce weekend de Pâques sur une banderole de fanions rouge à pois en papier que Maison du Monde propose à 4,90 € les 2,50 mètres.
      Disponible uniquement en magasin.


      Et parce qu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, Maison du Monde propose une guirlande de fanions en tissu avec un condensé d'imprimés graphiques qui feront mouche cette année : des pois, des rayures, du vichy, des petits carreaux et du liberty, encore et toujours.
      6,90 euros pour 1,80 mètres, en magasin.



      Disponible en version Shabby :


      jeudi 5 avril 2012

      {Made in Switzerland} Zoom sur le photographe Tony Kunz

      Le e-hasard fait bigrement bien les choses. 
      Mon Mâri rencontré sur un site de rencontre (si, ça marche). 
      Mon job déniché grâce à une annonce en ligne à laquelle j'ai répondu "juste pour voir", et qui m'a amenée à découvrir et vivre dans un pays où je me sens bien. 
      Et Tony, notre photographe de mariage, trouvé de baker's twine en aiguille au gré de nos recherches sur internet et pour lequel nous avons eu un véritable coup de foudre.

      C'est donc en avant-première dans la wed'blogo mondiale que je souhaite mettre à l'honneur Tony Kunz. Il a gentiment accepté de répondre à mes questions avec le professionnalisme qui le caractérise, illustrées par une pièce-montée de quelques unes de ses merveilles.



      Tony, peux-tu te tirer le portrait ?

      Je suis né en 1969, marié à Katerina à Prague l'année passée. J'ai commencé à aimer la photographie lors de mon premier voyage en solitaire à Marrakech, j'avais 16 ans. Je suis devenu professionnel et indépendant à 30 ans.

      Comment t'es-tu lancé dans la photo de mariage et pourquoi ?

      Après mes études photographiques à Lyon j'ai tout de suite su que je me dirigerais vers la photo humaine et vivante (reportage, portrait, mode) et c'est naturellement que j'ai commencé en 2001 à créer mon site de mariage TLOOK et le deuxième TONYKUNZ. Je ne voulais pas me spécialiser dans le mariage car j'avais d'autres envies également dans d'autres domaines ; les meilleurs photographes s'intéressent à tout, tant qu'il y a de la curiosité il n'y a pas de limite.



      Où puises-tu ton inspiration ?

      Helmut Newton, Albert Watson, Jan Saudek, Melvin Sokolsky, David Lachapelle sont des photographes que j'admire mais également pleins autres. Je m'inspire de tout ! Musiques, films, une lumière particulière, des histoires de vies...



      Quelle est ta touche personnelle?

      Pour les photos de mariages, j'essaie de reproduire au mieux la journée en conte de fée. C'est comme être dans un microcosme de vie où tout bouillonne, tout est là et c'est très inspirant. Ensuite c'est une question de feeling et d'envies, il faut aimer les gens pour faire ce métier. Je pense que mes photos sont d'un esprit cinématographique, j'aime les contrastes, les couleurs qui jaillissent, les noir/blanc avec des noirs profonds, les ombres, le mouvement... Aussi le jour J je ne me mets pas en avant en tant que personne, les photos que je donne le font à ma place. Les mariés me permettent d'entrer dans leur sphère privée, à moi de leur faire honneur en restant discret, c'est leur jour pas le mien.



      Quel type de photo préfères-tu ?


      Celle que je n'ai pas encore faite ! Je suit très auto critique et un éternel frustré... Une forêt, une chambre d'hôtel, un lieu épuré m'inspirent pour raconter une histoire. J'aimerais avoir plus de temps avec les mariés pour leurs faire des photos plus « poussées » comme la série avec Danielle & Benjamin que j'ai faite dans le lac, c'est pourquoi je propose une séance Trash the Dress pour un autre jour et je prends le temps de faire des photos différentes.



      Qu'attendent les mariés d'aujourd'hui ?

      Comme il y a plus de concurrence avec l'arrivée de l'équipement numérique et d'internet, les futurs mariés ont énormément de choix, aussi pour les autres prestataires. Le bouche à oreille est le 80 % de mes commandes. Ils font leur « shopping » sur l'internet, de la dragée commandée en France au faire-part en Italie. L'arrivée des wedding planners et des blogs les aident à faire les bons choix.
      Mais rien ne remplacera un contact humain et je le ressens de plus en plus, les personnes me contactent presque plus par téléphone que par mail, ils ont besoin d'entendre une voix ou de voir la personne en face.



      Comment prépares-tu tes séances avec les mariés ?


      Je les rencontre dans un café ou chez eux, jamais chez moi, je veux les sentir libre. Puis je montre mes books et je vois quelles photos ils préfèrent. Je leur raconte certaines histoires sur les images que j'ai faites. On parle aussi beaucoup de leur planning et je leur donne des conseils utiles par rapport à mon expérience.
      Avant chaque mariage, je prépare soigneusement mon matériel pour que je n'aie pas de surprises.
      J'ai déjà quelques idées par rapport au repérage des lieux, au temps qu'il fait, mais c'est surtout sur le trajet en voiture que toutes mes idées se cristallisent comme un puzzle, d'autres idées viennent automatiquement pendant la journée et après c'est l'instinct qui fait le reste !


      Si je me remariais (avec mon e-Mâri) je ferais appel à Tony : il a su nous mettre en confiance et se faire oublier pendant notre journée. Enfin, presque :

      Où est Tony ?





      Toutes les photos sont créditées Tony Kunz (sauf la dernière, mais je crois qu'il n'y a pas photo)